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Ecoles hôtelières : en Suisse, le prix de l’excellence

« On n’a pas de seconde chance de faire une première impression ». Le visiteur qui regarde le miroir en haut duquel est inscrit ce leitmotiv ne peut s’empêcher de sourire de la mise en garde. Mais… il se recoiffe quand même machinalement, reboutonne sa veste… Il vient de passer les portes de la prestigieuse Ecole hôtelière de Lausanne (EHL), en Suisse. En arrivant du campus – à l’« américaine » – ou de la salle de musculation de l’école, un tableau d’affichage rappelle aussi le très strict « dress code » en vigueur de 7 heures à 19 h 15 pour les 2 300 élèves de l’établissement : costume cravate pour les hommes, barbe rasée ; tailleur pour les femmes, ou jupe courte n’allant pas à « plus de 8,5 cm » du genou, piercing et tatouage proscrits, etc. De l’autre côte des Alpes, nous sommes dans la meilleure école hôtelière au monde, selon une étude réalisée en 2013 par l’Institut TNS Sofres. Ce classement, comme d’autres auparavant, et comme une majorité de professionnels du secteur, fait la part belle aux écoles hôtelières suisses : EHL, Institut de hautes études de Glion, Les Roches,Ecoles hôtelières – en Suisse, le prix de l’excellence, etc. Car c’est ici, sur les rives du lac Leman que les grandes chaînes d’hôtellerie-restauration ainsi que les plus beaux palaces de la planète, français compris,soldes oakley, viennent cueillir leurs cadres et leurs futurs manageurs après leur formation. Pourquoi ? La question étonnerait presque nos interlocuteurs sur place. Une histoire de « tradition de l’hospitalité en Suisse », de « tourisme », de « rigueur » – d’horloger bien sûr – et de droiture. Une histoire « d’élégance aussi », entre autre incarnée dans ce miroir qui nous fait face. Autant de qualités « nécessaires pour bien accueillir », explique Karen Roth, en deuxième année à l’EHL. En tant qu’étudiante « ambassadrice », comme 150 de ses camarades, cette Franco-Suisse fille d’hôtelier sera notre guide sur le campus. 143 000 euros pour quatre ans Ainsi,celine shadow, là où la France forme des grands chefs cuisiniers étoilés, depuis des lustres en Suisse des jeunes (22 ans d’âge moyen),Ecoles hôtelières – en Suisse, le prix de l’excellence, filles et fils de bonnes familles des quatre coins du monde, viennent se former à l’hospitality management. A l’image des autres écoles suisses reconnues, près de 90 nationalités se côtoient à l’EHL. Parmi eux, 42 % choisissent la section francophone proposée par l’école. Les Français sont la première nationalité représentée après les Suisses. Pour intégrer le Bachelor of Science in International Hospitality Management, diplôme phare de l’école, ils sont bien sûr sélectionnés (un candidat sur trois environ) sur leurs résultats scolaires, leur niveau en langue, ainsi que leur motivation. Mais ils doivent surtout débourser la bagatelle de 155 000 francs suisses, soit 143 000 euros pour quatre ans (une année préparatoire pratique, suivie de trois années de théorie et de stages). Moitié moins pour les étudiants suisses, qui peuvent bénéficier de subventions. Des prêts d’honneur ainsi que des bourses peuvent être proposés par l’EHL. Ces dernières ont concerné… « 75 étudiants diplômés depuis 2007 », précise un rapport de l’école. Que vaut cette somme ? Un cadre d’études sans commune mesure. En témoignent les quelques notes de piano qui nous accueillent sur le food court, l’espace de vie et de restauration au centre de l’école. C’est un étudiant qui joue d’un instrument installé dans cet espace entièrement ouvert, où les zones de travail jouxtent les restaurants. Du fast-food à la cantine en passant par le restaurant gastronomique le Berceau des sens, noté 15/20 au Gault & Millau, du salon de thé au bar plus traditionnel et à la « boutique ». « Comme l’impression d’être dans une chic galerie commerciale », commente une cliente extérieure du restaurant gastronomique rencontrée dans le hall. Un espace de promotion des montres Baume & Mercier vient parfaire le tableau. Apprendre à être « respectueux du personnel et des clients » Particularité du lieu : « De la plonge au service,solaire guess,Ecoles hôtelières – en Suisse, le prix de l’excellence, de la pâtisserie aux cocktails, de la buanderie à la boulangerie, tout ici est réalisé et tenu par les étudiants d’année préparatoire », sous l’œil des enseignants instructeurs, explique Karen. Une expérience « très enrichissante », se souvient celle qui rêve « d’ouvrir une petite pâtisserie-salon de thé en Australie ». Nous voici au Berceau des sens, devant un plat de ravioles de foie gras et velouté de truffes noires du Périgord, spécialité du chef français et meilleur ouvrier de France Dominique Toulousy, débauché par l’école. Michel Rochat, directeur général, évoque la pédagogie des écoles hôtelières suisse, alliant pratique et théorie. Une pédagogie qui donne tour à tour au visiteur de passage l’impression d’être dans une école de gastronomie, une école de commerce, une école militaire. En les faisant passer par tous les stades de la hiérarchie, « l’idée est de rendre ces futurs managers aussi respectueux du personnel que des clients, et de l’établissement dans lequel ils sont » explique-t-il. La proximité entre « différentes nationalités, cultures,lunette de vue persol homme, religions, etc., les rend aussi naturellement adaptables à la diversité de leurs futurs établissements, situés aux quatre coins du monde ». L’apprentissage du savoir autant que du savoir-être, voilà ce que paient, chèrement, les étudiants : les soft skills (« qualités humaines ») et les hard skills (« compétences techniques »). A une trentaine de kilomètres de là, dans un environnement tout aussi « cinq étoiles » et international, Mario Nurzia, 23 ans, utilise lui aussi ce vocabulaire d’école de commerce. « Aujourd’hui, le produit vendu, quel qu’il soit, ne permet plus de faire la différence entre deux marques, c’est l’“expérience client” qui compte », explique cet étudiant, « ambassadeur » lui aussi,Ecoles hôtelières – en Suisse, le prix de l’excellence, mais à l’Institut de hautes études de Glion, autre école du top 3 des formations mondiales. La Suisse forme des « manageurs de l’accueil » pas seulement hôteliers Après avoir mis la main à la patte au début de son bachelor – cuisine, service, etc., Mario a choisi, à l’issue d’un stage chez Cartier, la toute nouvelle spécialisation « luxe » sur laquelle l’école souhaite aujourd’hui porter son développement – et communiquer. Le jeune homme, qui assume « avoir de l’ambition » et « aimer le glamour », rêve de lancer son entreprise ou de devenir « directeur général d’une marque de luxe ». Pour peaufiner son leadership, il est aussi devenu campus life leader, jouant un rôle d’intermédiaire entre les étudiants et l’administration, d’organisateur d’événement aussi. « Offrir un café,lunette marc jacob homme, tenir une porte d’ascenseur,Ecoles hôtelières – en Suisse, le prix de l’excellence, anticiper les désirs du client, le faire se sentir unique, etc. ». Il décrit ces « petites attentions » que les grands groupes guettent chez les profils qu’ils viennent débaucher directement à l’école, lors de semaines de recrutement. Quatre-vingt-six pour cent des étudiants ont ainsi une ou plusieurs offres d’emploi le jour de la remise de diplôme. Pour cela, il leur en coûtera ici au minimum 163 000 francs suisses pour trois ans et demi, soit quelque 148 640 euros. Qui dit école hôtelière suisse ne dit donc pas forcément carrière d’hôtelier à la sortie, mais « manageur de l’accueil », précisent les interlocuteurs des deux écoles. A l’EHL, seuls 55 % des anciens trouvent – toujours rapidement – un emploi dans l’hôtellerie-restauration à la sortie. Les autres mettent leur culture de l’hôtellerie et de l’accueil, ainsi que leurs connaissances en management, au service du consulting, de la banque, de l’immobilier, de la finance ou la publicité. Le prix pour entrer dans « le réseau » A Lausanne comme à Glion,Ecoles hôtelières – en Suisse, le prix de l’excellence, ce n’est qu’à partir de la deuxième année que commence la formation en management à proprement parler : cours de comptabilité, économie, marketing, comportement humain, gestion opérationnelle, finances, événementiel, etc., s’enchaînent, toujours adaptés au secteur de l’hôtellerie. Ces apprentissages théoriques alternent avec de longues périodes de stage dans des établissements prestigieux, à un niveau administratif et managérial cette fois-ci. « C’est sûr que nous allons regretter le campus de Glion », commente Sarah Altabert, une élève de première année franco-libanaise,persol solaire, à l’image des nombreux élèves « multinationaux » de l’école. Dans quelques mois, comme tout le monde, elle devra en effet quitter le campus historique perché au-dessus de la commune de Montreux, pour continuer sa formation dans celui de Bulle, plus grand,Ecoles hôtelières – en Suisse, le prix de l’excellence, situé non loin de là sur la route qui mène à Berne. Installé au Skyline ou au Bellevue, deux des cinq restaurants de l’école – tenus ici aussi par les élèves –, le visiteur d’un jour comprend son regret,Ecoles hôtelières – en Suisse, le prix de l’excellence, le regard perdu dans l’immensité du lac Léman. Voir aussi notre portfolio :   Le cadre d’études « cinq étoiles » des écoles hôtelières suisses Outre la découverte des compétences techniques de l’hôtellerie, ainsi que des premières bases du management, ce passage obligé pour tous les élèves dans le village de Glion, en pension complète,adidas yeezy 750 boost v2, est censé créer des liens. Et ainsi développer le « réseau Glion », fort de quelque 11 000 anciens, « l’une des plus grandes et actives associations d’anciens étudiants de l’industrie hôtelière internationale », assure le site Internet de l’école. Celui de l’EHL serait de son côté « l’un des plus puissants et accueillants ». Quoi qu’il en soit, « c’est un investissement que font les élèves lorsqu’ils entrent chez nous, assure Jon-Hans Croetzer, directeur des études de Glion. Nous offrons quelque chose d’unique. La qualité a un coût ». C’est ce qu’estime aussi Valentin Tremaud. Sorti en 2014 de Glion, cet ancien étudiant français est aujourd’hui chargé des relations clientèles pour le fabricant de montre de luxe Roger Dubuis. « J’ai fait toutes mes études dans le public, Glion était ma première école privée. Quand je vois mon job à 23 ans, je ne regrette rien », tranche-t-il. Séverin Graveleau Journaliste au Monde Suivre Aller sur la page de ce journaliste

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