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A Locarno, une vie brisée dans le tumulte de l’histoire roumaine

Les deux romans de Max Blecher, Aventures dans l’irréalité immédiate et Cœurs cicatrisés ont beau avoir été réédités en français en 2015 (aux Editions de l’Ogre), le choc de la découverte de Inimi cicatrizate, de Radu Jude, présenté le 7 août en compétition au 69e Festival de Locarno (Suisse),lunette solaire polaroid, tenait en partie à la révélation de l’univers d’un écrivain méconnu. Comme Blecher, Manu, le jeune héros du roman, devenu personnage de film, est atteint d’une tuberculose osseuse, qu’il tente de soigner dans un sanatorium. Comme Blecher,A Locarno, une vie brisée dans le tumulte de l’histoire roumaine, Manu analyse les épisodes d’un combat qu’il sent perdu d’avance,A Locarno, une vie brisée dans le tumulte de l’histoire roumaine, tout en écrivant, en dessinant et en folâtrant avec d’autres patients, aussi jeunes, aussi avides de vie. A la radio, on entend les nouvelles de la montée de l’extrême droite ; dans les chambres résonnent des échos antisémites (Blecher est juif). Radu Jude, cinéaste : « Je voulais que l’immobilité soit au centre du film » L’écrivain est mort « juste au moment de la prise du pouvoir par l’extrême droite », en 1938, fait remarquer le réalisateur roumain, au lendemain de la projection officielle de son film. Inimi cicatrizate (on laissera au film son titre roumain,lunette de ski oakley, pour l’instant aucun distributeur français n’en a fait l’acquisition) puise dans cette double tragédie – celle de la maladie frappant un homme qui n’a que le temps de promettre sans pouvoir tenir,lunette optique chanel, celle qui va frapper toute sa communauté – une force d’autant plus irrésistible qu’elle s’exprime à travers une forme rigoureuse. L’image est au format 4:3, les couleurs un peu passées évoquent les autochromes des débuts de la photographie en couleurs,A Locarno, une vie brisée dans le tumulte de l’histoire roumaine, la caméra est fixe et n’approche que rarement les visages, comme si le réalisateur voulait maintenir le spectateur dans la position d’un autre patient : allongé sur le dos,A Locarno, une vie brisée dans le tumulte de l’histoire roumaine, engoncé dans un corset de plâtre, endolori par les ponctions et les piqûres. « Je voulais que l’immobilité soit au centre du film », explique Radu Jude,regarder one piece, qui poursuit : « La position allongée des personnages appelait a priori l’écran large, mais je refuse que les nouveaux formats du cinéma deviennent une règle qu’on ne peut transgresser. D’ailleurs,A Locarno, une vie brisée dans le tumulte de l’histoire roumaine, mon précédent film était en noir et blanc. » Attrait pour le passé Le film en question, Aferim ! (Ours d’argent du meilleur réalisateur à Berlin en 2015),A Locarno, une vie brisée dans le tumulte de l’histoire roumaine, était aussi un film historique, qui évoquait le servage régnant dans les campagnes roumaines au XIXe siècle. Cet attrait pour le passé distingue Radu Jude de ses confrères roumains qui remontent, au plus loin,A Locarno, une vie brisée dans le tumulte de l’histoire roumaine, jusqu’à la période communiste. Lire la critique d’« Aferim ! » :   Absurde chasse au « corbeau » en Valachie Pourtant il a commencé dans la même veine réaliste et ironique que Cristi Puiu ou Cristian Mungiu. Son premier film, La Fille la plus heureuse du monde, mettait en scène une famille ordinaire bouleversée par le gain d’une voiture ; le second, Papa vient dimanche, évoquait un couple qui se dispute un enfant. Et puis est venu le tournant d’Aferim ! Radu Jude se refuse à dire qu’il a tourné le dos au présent mais concède : « Disons que j’ai perdu confiance dans le pouvoir du cinéma à représenter le monde. Je préfère l’idée qu’il peut jouer avec la conscience. » Lire l’entretien avec Radu Jude :   « Tout le monde aimerait avoir un beau passé » De ce point de vue, la sortie d’Aferim ! a satisfait les espoirs du réalisateur. Film roumain le plus vu dans son pays en 2015, Aferim ! a suscité la colère de la presse nationaliste,lunette de vue oakley homme, provoquant un débat sur un des aspects refoulés de l’histoire du pays,lunette soleil femme chanel, en l’occurrence la servitude des paysans, souvent roms. L’essence d’Inimi cicatrizate n’est pas historique, il s’agit d’abord de montrer comment une vie forcément abrégée tente de trouver sa plénitude. Radu Jude : « Il y a une fosse commune où ont été ensevelis 1 500 juifs que les Roumains ont laissés mourir à l’été 1941 » Mais l’adaptation de Radu Jude a déplacé une partie de l’action, située à Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais), où Max Blecher a tenté de soigner sa tuberculose osseuse avant de revenir mourir dans sa ville natale de Roman, dans un sanatorium sur les bords de la mer Noire. Le cinéaste clôt son film sur un plan du cimetière juif de Roman : « A quelques mètres de la tombe de Max Blecher,A Locarno, une vie brisée dans le tumulte de l’histoire roumaine,monture de lunette oakley, il y a une fosse commune où ont été ensevelis 1 500 juifs que les Roumains ont laissés mourir dans des wagons exposés au soleil, à l’été 1941. » Le prochain film de Radu Jude l’emmènera encore plus loin dans l’exploration des gouffres du passé de son pays. Il veut évoquer le massacre des juifs d’Odessa par l’armée roumaine, alors alliée des nazis, en octobre 1941. « C’est une vérité qui n’est pas cachée, mais ignorée, dit-il. Malgré ce que mon nom peut laisser croire, je ne suis pas juif. J’appartiens à cette communauté qui a commis ce crime. » Le tournage devrait commencer en 2017. Encore faudra-t-il trouver le financement dans un pays enclin à l’oubli. Thomas Sotinel (Locarno (Suisse), envoyé spécial) Journaliste au Monde

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